Les années Primaire

Publié le par genius-soutienscolaire

L’entrée à l’école primaire est une étape importante dans la séparation parent-enfant. Pour investir ses apprentissages et développer son autonomie, l’enfant doit s’y sentir en sécurité.

 

Construire des ponts entre l'école et la maison

Ne pas trouver sa place à l’école est la principale source de démotivation des enfants, qui ne se sentent pas concernés par ce qu’ils apprennent. Le phénomène s’amplifie avec le passage au collège, mais s’installe dès le primaire. Pour l’éviter, parents et enseignants doivent veiller à établir des ponts entre l’école et la maison, les apprentissages scolaires et la vie quotidienne. Ces passerelles aident l’écolier à mettre du sens sur des savoirs éparpillés. Ainsi en terrain familier, l’enfant est sécurisé, sa curiosité est stimulée et l’émotion trouve sa place dans l’apprentissage. S’il aime le français et mémorise les conjugaisons, c’est peut-être parce que sa grand-mère lui raconte des histoires… Le plaisir se construit par l’exemple et le partage. C’est pourquoi ce type de transmission passe davantage par le « faire ensemble » et l’« être ensemble » que par de longs discours. Et même s’il ronchonne pour aller au musée, cela vaut la peine d’insister car, au fond de lui, l’enfant est demandeur. Il a besoin que l’adulte l’emmène découvrir de nouveaux territoires. La lecture de magazines d’actualité adaptés à son âge peut aussi y contribuer.

     

Le confronter à la frustration

L’un des grands apprentissages du primaire est l’acquisition de l’autonomie. Cela suppose d’accompagner son enfant tout en respectant les étapes de son développement. Mais encore faut-il qu’il en ait envie ! La présence envahissante des écrans et l’habitude de « consommer » encouragent la passivité et le plaisir immédiat. Or l’intolérance à la frustration est difficilement compatible avec l’effort exigé par l’apprentissage. Les parents ont intérêt, très tôt, à limiter l’usage des écrans et à ne pas répondre immédiatement aux demandes de l’enfant pour favoriser chez lui le désir d’agir. Ils peuvent aussi différer l’achat d’un jouet, ne pas « faire » à sa place lorsqu’il échoue, ni proposer mille activités dès qu’il s’ennuie. Enfin, ils peuvent lui apprendre à travailler de plus en plus souvent seul, en restant à l’écoute en cas de difficulté. Plutôt que de réunir à sa place la documentation nécessaire à son exposé, mieux vaut lui indiquer où et comment la chercher. Cela suppose d’accepter que le résultat soit imparfait…

 

Développer ses quatre formes de confiance en lui

Apprendre suppose une prise de risques : ne pas comprendre, se tromper, être la cible de moqueries… C’est pourquoi la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire. Il en existe quatre types :

-          confiance en son intelligence,

-          confiance en ses connaissances et ses compétences,

-          confiance en sa capacité à prendre une décision,

-          confiance en sa capacité à mener à terme une tâche.

Chaque enfant en possède au moins une sur laquelle les parents peuvent s’appuyer pour en développer une autre. Exemple : l’élève qui travaille, mais dont les résultats restent faibles, peut croire en son intelligence mais douter de ses connaissances. Il s’agit de lui faire prendre conscience que seule sa méthode de travail est en jeu, jamais sa personne. À chaque parent de repérer et de renforcer la confiance – une ou plusieurs – qui fait défaut. En portant un regard bienveillant et en laissant l’enfant tester et exercer cette confiance.

Anne Lanchon

 

 

 

Publié dans Vie Scolaire

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